Virée Helvétique

les montres ou le chocolat, voilà ce qui peut venir de prime abord à l’esprit quand on évoque la Suisse. Mais quand on s’amuse avec un Vtt, on peut aussi à penser à la marque Bold et aux stations de ski qui du fait d’une baisse drastique de journées enneigées, investissent joyeusement dans les activités tierces dont la nôtre.

De facto pour changer un peu des virées dans notre chouette quart sud-est français, après réflexions et conseils avisés me voilà parti pour une virée en direction de Zermatt. Cette station très touristique (le mot est faible) a effectivement des atouts sympathiques.

  • Un domaine très vaste étagé de 1.600 à 3.200m d’altitude
  • Un panorama bluffant sur de nombreux sommet à 4.000m dont le fort photogénique Cervin.
  • Un bannissement des véhicules à combustible
  • Moult moyens de transports pour gravir les montagnes aisément (télécabines, téléphériques, funiculaire souterrain, train à crémaillère et même dépose en hélicoptère)
  • une petite dizaine de parcours officiels Vtt et un nombre faramineux de chemins de randonnée

Base camp à Riffelberg

Bon alors disons le tout de suite, malgré la conversion euros / franc suisse à notre avantage en ce moment, le forfait « bike unlimited » permettant l’usage illimité des moyens de transport est douloureux pour le portefeuille (220 chf pour 4 jours).

Côté hébergement et restauration, il y’en a pour tous les goûts et toutes les bourses. Je me suis laisser tenter par le RiffelHaus. Un des hôtels qui accueille avec bienveillance nos vtt (bon pour le coup, c’est une simple aménagement du local ski pour garer nos engins à l’abri). Point particulier de ce lieu, il est positionné à mi-hauteur du domaine, seul au milieu de presque nulle part. Avantage, on peut attaquer directe par de la descente dès le réveil. Inconvénient, il ne vaut mieux pas rater les dernières navettes du Gornergrat-Bahn sous peine de passer un certain temps à rallier cette altitude

Quelques-uns des 4.000

Côté paysage, clairement on en prend plein les yeux. Les panoramas sont à couper le souffle (déjà rare à cette hauteur). Les ambiances varient en fonction de l’altitude et des versants. On passe ainsi au fil de la progression des moraines aux alpages pour finir dans les forêts d’épicéa, d’une atmosphère de bout du monde au milieu d’un désert de roche à un petit hameau de chalets au milieu de verts pâturages.

Quelques points de passages…

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Gonergrat – 3.100m

2

Hohttali – 3.285m

3

Riffelsee – 2.757m

4

RiffelBerg – 2.500m

5

RiffelAlp – 2.225m

Tout cela est bien bucolique mais quid du Vtt ? Là aussi, c’est la diversité qui prime.

On commence tranquillement avec des parcours au long cours orientés découvertes et points de vue (bike tour panorama, 4-seen, schwarzsee). Le tout est plutôt  facile d’accès (du moins dès que l’on passe en dessous de 2.700m au dessus les cailloux sont omniprésents) empruntant des chemins larges et sans piège.

Trop simple ? Pas de soucis, ils ont les mêmes en version épingles au milieu des rochers au dessus du vide et « dré dans le pentu » de cailloux (bike tour Kelle, Hohtälli) et comme pour le coup on est plus dans la même catégorie, ils complètent le profil descendant par des grimpettes brutales… Si vous ne maîtrisez pas le lever/pivoter de roue arrière, peu de chance de passer sans poser le pied.

La diagonale du Bike tour Hohtälli

Dernière proposition officielle, les trails (Sunegga, Moos et RiffelAlp en cours de réalisation que je n’ai pas pu m’empêcher de tester). Le concept est des plus simples. Prenez une pente à l’inclinaison plus ou moins prononcée, amenez une escouade de terrassiers avec pelles et picohes, faîtes leur tracer une succession de virages relevés et autres bunny hops en enlevant le moindre cailloux (si si c’est possible) et racine. Résultat sur 400m de D-, une trace de 5km enchaînant près 50 épingles ! Le jeu est de donner un seul coup de pédale au départ et de ne plus les toucher jusqu’à l’arrivée et bien sûr de ne pas couper un virage… Pas si facile à réaliser tant on se laisse emporter au bout de 3 virages pris avec un maximum d’angle…

En sus de ces propositions, il y’a bien sur une infinité de possibilités avec les chemins de randonnées. Il faut un peu plus partager avec les piétons, les pédales butent parfois un peu sur les côtés et on peut se retrouver de façon impromptue dans un passage un peu engagé pour un deux roues…

La Cervin omniprésent