Space Mountain à la Garde d’Adhemar

Disney a créé l’attraction Space Mountain. Des montagnes russes dans l’obscurité assis dans un petit wagonnet collé aux rails.

Les riders Lagardiens ont fait mieux en imaginant la nocturne de la Garde d’Adhémar. Des montagnes russes dans l’obscurité également mais pour le coup c’est à vous d’être à la manœuvre et sans les rails pour vous guider qui plus est (facilitant d’autant la sortie de route).

Voilà pour le concept et autant vous dire que les sensations sont décuplées mais reprenons tranquillement !

Pour cet épisode rendez-vous est pris avec Bart, seul pilote assez foutraque pour faire 25 km dans la nuit noire sur les virolos de la garde d’Adhémar avec ma pomme.

  • 18:00

    Je saute donc dans mon véhicule pour filer de Grenoble direction plein Sud… sauf qu’à cet instant, ici bas, ça flotte comme vache qui se déleste. Le doute…

  • 18:05

    Message de Goldo en fin observateur nous annonce que ça drache sévère sur Montélimar !? Euh là il y’a comme un questionnement métaphysique. La dernière fois que cette configuration s’est présentée, je me suis retrouvé à l’hosto pour 9 points de suture sur l’arcade sourcilière. Je continue ma descente en scrutant au loin la nébulosité.

  • 18:40

    Nouveau message en quasi direct du lieu de destination « Ayé il pleut plus… ». 30 minutes de flotte sur les cailloux et les racines dans la nuit, c’est pas la meilleure des idées que l’on peut avoir pour aller se promener.

  • 18:45

    Débriefing téléphonique avec notre écrivain adoré.

    ça le fait, suis chaud bouillant, un warrior, un tatoué, un vrai, je finis d’installer ma loupiote sur le guidon et gazzz »,

    bon vu comme ça y’a plus qu’à.

  • 20:00

    Approche finale, banco, le terrain est sec et les nuages très épars. Par contre la circulation est pire que sur l’A7 un 15 août, un flot de véhicule converge à l’assaut du village perché de la Garde. Sont fous ces romains !?

  • 20:20

    Nuit noire, les 2 idiots du groupe sont parés aux petits oignons sous une température de 30° (on n’est pas en automne et en pleine nuit là ?).

Bart a parié sur la sécurité avec un double éclairage sur le guidon et le casque, portée limitée mais couverture large toujours orientée dans le sens de la progression quoi qu’il arrive. C’est du simple et efficace.

Perso depuis ma première expérience évoquée plus haut, j’ai remplacé la ridicule frontale à pile. Désormais j’ai la puissance de feu d’un projecteur de DCA avec un éclairage de concours. 170 mètres de portée, près de 800 lumens avec 4 heures d’autonomie à pleine puissance. J’illumine Paname et sa banlieue en 3 coups de molette.

Par contre vu le format du truc et son poids, c’est montage unique. Pas intérêt à l’accrocher dans les branches sinon c’est le black out direct.

Puissance Mini – 76 Lumens

Flux lumineux multiplié par 10. Ah bien voila, là on peut rouler…

Aller cette fois, on enquille et c’est direct dans les singles. En sus des 2 roues, il y’a aussi des marcheurs. Les parcours sont bien entendus distincts mais se croisent de ci et de là. Donc évidement, ça ne rate pas on s’est engouffré quelques instants sur la mauvaise trace…. Ne jamais  faire confiance à un attroupement arrêté devant les panonceaux indicateurs !

Saluons d’ailleurs l’excellent marquage,  rubalise à foison à chaque entrée de combe et rappel régulier tout le long des singles. Guère moyen de se perdre et il ne valait mieux pas sous peine de passer la nuit hagard dans la garrigue. Les traceurs de la Garde excellent toujours autant dans la connaissance de leur pré carré (la boucle de 25 bornes s’inscrit dans un carré de 3km de côté ! Autant vous dire que des virages, on en a fait).

En mode diurne, cette rando est déjà bien gratinée (et pourtant on dépasse pas les 250m en point haut !) . En version nocturne, tous les repères étant aux abonnés absents c’est pire.

  • Le relief perd toute consistance à l’œil, littéralement gommé. Ce sont les jambes qui écrasant les pédales vous indiquent que ça monte sérieux.
  • Côté anticipation, impossible de se projeter à plus de 20 mètres, les virages s’enchaînant à un rythme effrénés au sein d’une garrigue dense. L’éclairage bêtement rectiligne ne peut pas sortir de l’ombre les surprises du terrain au de là des frondaisons qui nous font front.
  • Plus amusant encore, les poursuites infernales dans les descentes ou vous ne pouvez pas savoir qui essaye de vous la faire… A 2 reprises, J’ai cru à une attaque virulente de Bart (Pas son style pourtant donc forcément il fallait contrer) avant de me rendre compte au débouché dans la prairie que ce n’était absolument pas mon binôme de la soirée qui s’accrochait ainsi à mes basques.
  • En mode poursuiteur, j’avoue que mon éclairage disproportionné incite très vite mes prédécesseur à se garer sur le bas côté, leur propre ombre projeté de mon fait leur masquant la trace !

Aux inscriptions après la première vaguer de départ, il y’a encore du monde…

Affluence dantesque au ravito du val des nymphe

Bref du très très bon et malgré près de 800 participants (300 Vtt & 500 marcheurs) sur un terrain de jeu conscrit, nul gêne sur les chemins. Cette affluence a quand même eu un effet désastreux sur le moral de notre président à notre arrivée sous les 12 coups de minuit. Face aux 100 mètres de queue avant de pouvoir se sustenter de la promise saucisse grillée, la mort dans l’âme, il a pour la première fois de sa vie abandonné l’idée de se rassasier… A marquer d’une pierre blanche…

Comment tracer 25 km de single dans un carré de 3 par 3… La quadrature du cercle ? Non la nocturne de la Garde

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